Un spectacle jeune public adaptée de l’œuvre universelle éponyme "Le journal d'Anne Frank"
Durée 60 min
catégorie jeune public à partir de 9 ans (CM1)
Avoir 13 ans et rester enfermée dans un appartement exigu pendant deux ans, avec des adultes dont ses propres parents, 24h sur 24h. Avoir besoin de s'isoler et ne jamais pouvoir le faire. Être éprise de liberté et vivre la guerre où tout nous est interdit parce qu'on est née juive. C'est ce qu'Anne Frank confie à son journal : son quotidien « à l'étroit », ses aspirations en tant que jeune femme en devenir, ses colères, ses peurs, ses espoirs, ses incompréhensions face au drame qui se noue, et ce qu'elle écrit ressemble en bien des points aux questionnements des adolescents d'aujourd'hui. A travers cette adaptation théâtrale, la compagnie Spectabilis souhaite transmettre ce témoignage bouleversant aux générations futures et susciter une réflexion sur les dangers du racisme et de l’antisémitisme.
« J’espère que le journal d’Anne Frank continuera à t’influencer, de façon à ce que, dans la mesure de tes possibilités, tu luttes pour le rapprochement des peuples et pour la paix ».
Otto Frank
Plus de 150 représentations en France depuis sa création
France Info Culture : Anne Frank plus actuelle que jamais
Références
Scène de Pays dans les Mauges - Le Carré Blanc (Tinqueux) - Centre culturel le Plessis (Argentré du Plessis) - Théâtre de la Gobinière à Orvault - Piment familial (Mortagne sur Sèvre) - Théâtre le Marais (Challans) - Festival Off Avignon - Théâtres municipaux d'Angers - Espace coeur en Scène (Rouans) - Festival ça chauffe (Mûrs-Erigné) - Théatre Douze (Paris) - Communauté de communes de Bitche - AVEC (Carcassonne) - Lycée français (Zurich) - Théâtre de la Cité (Nice) - Théâtre Philippe Noiret (Doué en Anjou) - Casino des Faïenceries (Sarreguemines) - Espace Ronsard (Le Lude) - La Tour des Arts (les Herbiers) - Espace Guimard (Vallons de l'Erdre) - Festival Très Tôt en Scène (Le Plessis-Macé) - Théâtre du CHamp de Bataille (Angers) - Le Dôme (Saumur) - Espace Scélia (Sargé les le Mans) - Espace Coeur en Scène (Rouans) - Salle Vasse (Nantes) - L'Etoile de Jade (Saint Brévin les Pins) - Festival du journal intime (Saint Gildas de Rhuys) - Villages en Scène (Thouarcé) - Capellia (La Chapelle sur Erdre) - Espace Senghor (le May sur Evre) ....
Un tableau loin du photo-réalisme, simplement pour servir l'universalité et l'intemporalité du propos
Le Scéno
Chaque acteur plonge à merveille le spectateur dans l'ambiance de ces quelques mètres carrés où règnent la promiscuité, le silence et surtout la peur (...) La mise en scène fait la part belle aux émotions et aux sentiments.
Le courrier de l'Ouest
Anne Frank, plus actuelle que jamais
France Info Culture
Un spectacle familial, accessible dès 8 ans, qui permet, au-delà de l’aspect historique et de l’intérêt artistique, de réfléchir à l’actualité et aux dangers de toutes les formes de discrimination.
Ouest France
Un témoignage bouleversant pour les générations futures
La Provence
La peur, l’espoir et le désespoir d’une vie confinée sont admirablement bien rendus vivants par la Compagnie Spectabilis, grâce à un décor unique, un ring de boxe où la hâte et l’inquiétude se déploient tout aussi naturellement que des moments de calme où peut naître la parole écrite. La musique et la lumière créent une ambiance de concentration sur l’essentiel. Il y a peu d’acteurs, tout est réduit au minimum, et Anne Frank est jouée par une femme bien au-delà de l’âge de l’adolescente du journal, ce qui donne à ce spectacle quelque chose d’intemporel. Pour avoir travaillé pendant dix ans sur le film Shoah de Claude Lanzmann, un temps pendant lequel j’ai consacré toute ma vie à la réalisation de cette œuvre, la récente montée de l’antisémitisme en Europe m’inquiète en permanence. Je suis sortie du spectacle Anne Frank réconfortée.
Corinna Coulmas – Première collaboratrice de Claude Lanzmann sur le film Shoah
Anne Frank est spectacle familial intemporel et toujours aussi nécessaire, porté par des comédiens de talent. La compagnie Spectabilis réussit à retranscrire une tragédie vraie en un récit sur des héros et des figures du courage tel que fut cette jeune fille à travers ce quotidien des plus difficiles. Ils amènent les enfants à rêver d’un monde meilleur et leur apprennent que l’espoir subsiste toujours. Une magnifique découverte de ce festival d’Avignon.
Emeric Gallego - Cultea
Les textes sont des extraits du journal, des dialogues imaginés à partir de l’écrit d’Anne et le tout est une suivie chronologique, joué avec justesse, avec des émotions et en même temps, parfois, une distanciation qui permet de respirer. Une vraie réussite et le spectateur, jeune ou pas, reste attentif du début jusqu’à la fin.
Peter Barnouw - Administrateur du Totem – Avignon, Scène conventionnée d’intérêt national Art, enfance, jeunesse
Soutiens
avec le soutien de l’État - DRAC des Pays de la Loire
Partenariat pédagogique
Nous remercions chaleureusement l'association "l'enfant et la Shoah - Yad Layeled" pour le partenariat mis en place pour la mise à disposition de mallettes pédagogiques pour les classes venant assister aux séances du spectacle.
Accessibilité
Le spectacle est disponible en audiodescription
Distribution
Mise en scène :
Odile Bouvais
Avec :
Régis Huet, Cécile Schletzer
Olivier Algourdin
Scénographie et décors :
Bruno Cury
Adaptation :
Nicolette Cook
Création lumières :
Patrick Touzard
Costumes :
Zoé Lenglare
Mapping et vidéos :
Simon Astié
Construction ring :
Philippe Ragot
Production :
Samuel d'Aboville
Forme Satellite - Miep Gies
La compagnie a créé en parallèle du spectacle "Anne Frank" une forme satellite autonome proposé directement dans les établissements scolaires autour du personnage de Miep Gies
Miep Gies a caché Anne Frank et sa famille des nazis durant la Seconde Guerre Mondiale. Secrétaire d’Otto Frank, elle fut une protectrice pour la famille en leur apportant vivres, vêtements, informations, livres... C’est elle, qui après la rafle de la famille Frank, découvrit et mit en lieu sûr le journal écrit par Anne. Morte en 2010, Miep Gies a été reconnue Juste parmi les Nations. Spectabilis souhaite partager avec les élèves le témoignage de Miep Gies, héroïne civile, symbole de la désobéissance civile et de la résistance en temps de guerre.
Photos du spectacle satellite "Miep Gies"
Note d'intention
Anne Frank,
Une adolescente avec tout le trouble inhérent à cette période : les questionnements, le bouleversement intérieur, la difficulté à trouver le juste milieu face aux événements. Anne vit dans un espace clos. Tout est exacerbé : le manque de liberté, le manque d'intimité, d'espace à soi, l'ambivalence entre la culpabilité d'être cependant « protégée » des horreurs de la guerre et l'injustice de la situation qu'elle vit avec sa famille.
Anne partage un espace réduit avec des adultes à un âge où on voudrait s'éloigner d'eux et s'envoler de ses propres ailes...Elle aspire à devenir une jeune fille libre de pensée, avec des allers et retour entre l'espoir, la projection dans l'avenir et le doute d'une fin heureuse possible. Anne est une adolescente à la recherche d'une amie, qui saura la comprendre. Cette vie en vase clos empêche cette possible rencontre. Alors il y aura Kitty, amie virtuelle, qui la sauvera d'une trop grande solitude.
Pour une adolescente impatiente de vivre, le temps s'étire, rythmé par le carillon de la Westertoren qui rassure, jusqu'à ce qu'il disparaisse… et par les rituels journaliers auxquels on ne peut déroger sans risquer d'être découverts. Les bruits du dessous, des bureaux, de l'entrepôt, rythment aussi la journée. Et le temps passe et les vêtements sont élimés , trop courts, et trop serrés pour Anne et Peter qui grandissent .
L'utilisation de cartons ficelés, valises, malles de toutes grandeurs, permettra un espace scénique interchangeable en fonction des scènes jouées. Déplacés ils symboliseront tour à tour : la rue par laquelle on atteint l'annexe, les espaces de nuit, les espaces d'apprentissage, les espaces d'intimité, l'espace collectif des repas… Tous ces éléments se déplacent, s'ouvrent, se ferment mais restent cartons, malles, valises parce qu'on peut être amené à fuir et déménager de nouveau.
Une trappe située au centre de la scène, fera exister le dessous, le « bureau-radio » l'escalier, l'entrepôt. Un écran diffusera des images (diapositives ) sur ce qui existe ou se déroule à l'extérieur : en bas dans la rue, chez les voisins en face, en haut dans le ciel et dans les rêves et cauchemars d'Anne Frank. Enfin un ring, dispositif principal, illustrera l'enfermement, l'espace réduit où on se cogne au sens propre et figuré, métaphore du combat intérieur d'Anne. Il faut se battre pour survivre avec ceux que l’on n’a pas choisis, mais aussi contre des sentiments que l’on aimerait moins exaltés, moins extrêmes. On peut tenter de sortir de tout cela mais comment, pourquoi, pour qui ?
Le journal se termine le 1er août 1944, le 4 août, Anne est arrêtée avec sa famille, déportée comme tous les autres membres de l'annexe. Un seul survivra, le père d'Anne Frank. Se pose la question d'aborder cette fin avec un jeune public. Il n'est cependant pas question de l'éluder : l'espace scénique est vide, silencieux, ne reste que ces cartons, malles et valises inutiles à présent. Les cordes du ring vidé de toute présence humaine sont devenus barbelés.
Dans le spectacle, il y aura principalement Anne Frank avec à ses côtés, Peter, son alter égo qu'il lui faut apprivoiser ; son père pilier de toujours et refuge de tous les instants. Les 3 comédiens interpréteront tour à tour tous les personnages de ce huis clos où résonnent à tout instant les paroles d'Anne Frank : « Sors, va dans les champs, dans la nature et au soleil, sors et essaie de retrouver le bonheur en toi ; pense à toute la beauté qui croît en toi et autour de toi et sois heureuse ! »
Odile Bouvais – juin 2019
REVUE DE PRESSE
